Appelé « Les larmes de Dieu » par les Egyptiens et grecs dans l’antiquité, le diamant est une authentique création de la nature, commencée il y à près de 3 milliards d’années. 

Composé de cristaux de carbone pur, ce minéral si rare et si précieux est recherché pour sa pureté, sa brillance et sa solidité depuis la nuit des temps. Chaque diamant possède des qualités propres qui définissent sa valeur, normées et classées aujourd’hui dans « la règle des 4 C », Carat (poids), Color (couleur), Clarity (pureté) et Cut (taille). Ce classement fait autorité partout dans le monde et est utilisé pour les certificats d’authenticité.

La règle des 4 C

Carat : le poids

Il s’agit du critère naturel le plus important pour donner la valeur à un diamant. Le carat est tout simplement le poids du diamant. (A ne pas confondre avec le carat de l’or qui mesure le pourcentage d’or pur dans son alliage et qui s’écrit aussi K ou Kt) Son nom vient de la graine du caroubier dont le poids, toujours le même, autrefois servait à mesurer le le poids de ces pierres tant recherchées.

1 carat (dit aussi « ct ») correspond à 1/5 de gramme, soit 200 g et se divise en 100 points. 

Un diamant de 0,15 carat équivaut à un diamant de 15 points et un diamant de 0,07 carat à 0,7 point.

Le carat est un élément essentiel pour définir le prix du diamant et sa valeur n’est pas proportionnelle, plus le carat augmente, plus il est rare et donc plus son prix devient cher.

Tableaux de poids du diamant :

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Color : la couleur

Un diamant de belle qualité est un diamant incolore qui se rapprochera le plus du blanc. Sa couleur se définie par une échelle de valeur qui permet de classer chaque diamant du plus pure, c’est-à-dire blanc, au plus jaune, couleur moins pure et moins recherchée. Cette coloration est évidement déterminante dans l’appréciation du prix de chaque diamant.
(les diamants de couleurs, « Fancy diamond » ne rentrent pas dans cette échelle de catégorie)

L'échelle internationale des couleurs du diamant blanc utilisée par le GIA comprend 23 nuances classées de D à Z :

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Clarity
 : la pureté

Il s’agit du classement des diamants en fonction de leurs imperfections présentent dans leur structure et qui apparaissent lors de leur long processus de création. Elles sont donc naturelles et sont en quelque sorte l’empreinte digitale du diamant. En effet, les diamants peuvent contenir plus ou moins de micro traces de carbone non cristallisé ou de petits cristaux, appelés inclusions et visibles à l’aide d’une loupe grossissante x10. La plupart du temps, ces imperfections ne sont pas visibles à l’œil nue mais en trop grand nombre, elles peuvent altérer la pureté visuelle de la pierre.

On classe donc les diamants selon leur degré de pureté :

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Cut : la taille

La taille du diamant comprend d’une part sa forme, et d’autre part la façon dont il est taillé. Mieux il est taillé et plus il aura des jeux de lumières qui mettront en valeur sa pureté et da couleur.
La taille selon sa qualité influera sur la brillance du diamant (la lumière reflétée), sur son éclat (son scintillement) et sur le « feux » du diamant, c’est-à-dire le sceptre de couleur provoqué par la déviation de la lumière dans le diamant.

La beauté d’un diamant ressort donc davantage lorsque celui-ci est bien taillé, et la taille se fait selon des règles de calcul scientifiques complexes

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La taille la plus courante en joaillerie est la taille brillant, (ronde), mais il existe une multitude d’autres géométries, choisies pour sublimer au mieux la forme du diamant brut extrait de la mine.

Voici les formes de taille les plus courantes :

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La taille moderne et ancienne

La taille du diamant est un exercice délicat qui n’a cessé d’évoluer au cours du temps. Au Moyen âge, les diamants sont d’avantage aplanis que facettés mais leur forme évolue au fil des siècles et des modes et des nouvelles tailles apparaissent petit à petit.
Au début du XXe siècle naît l’idée d’une « taille idéale » avec le gemmologue et mathématicien Marcel Tolkosky. Pour la première fois, ce dernier se base sur une analyse mathématique et optique des qualités de réflexion et de réfraction du diamant, posant ainsi les bases de la taille moderne.

Taille ancienne

Un diamant est considéré comme une taille ancienne quand il n’a pas bénéficié des derniers progrès en matière de technique de taille. Il a donc moins de facettes, sa culasse est coupée et il est antérieur à 1920.

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Taille moderne (brillant)

En 1966, le lapidaire Tallandier norme et définie la taille moderne. On compte 57 facettes au total, calculées pour faire ressortir l’éclat et la brillance du diamant. Elle présente 32 facettes côté couronne (en plus de la table) et 24 côté culasse. L’angle idéal est de 34,5 ° pour la couronne et à 41 ° pour l’angle du pavillon et Sa culasse est intacte. Aujourd’hui, tous les diamants taille brillant sont taillés de cette façon là.

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Demi taille

A partir de 1930, certaines tailles anciennes sont retouchées et transformées en taille moderne avec une perte de matière minimale, on parlera alors de « demi taille ».

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Le serti

Il permet d’unir la pierre et le métal sur un bijou. C’est un art très complexe car il doit mettre le plus en valeur possible le diamant mais être aussi très solide pour ne pas l’abimer ou risquer de le perdre. Il existe donc plusieurs sortes de sertissages.

Le serti griffe

Le plus utilisé car il laisse la pierre la plus libre et visible possible. Retenu par plusieurs griffes, il maintient discrètement la pierre, laissant ressortir le maximum de sa brillance.

Le serti grain

Le plus souvent utilisé pour les pavages et les toutes petites pierres, il optimise la visibilité et la brillance de ces petits formats. Ce sertissage est discret.

Le serti clos

Il entour entièrement la pierre et est donc très solide. Il agrandit en apparence la taille de la pierre.

Le serti rail

Les pierres sont enchâssées dans un rail. A l’intérieur, les pierres sont alignées et serrées entre elles par la couronne. Très utilisé pour les pavages aussi, ce serti crée un effet d’ensemble très pur et très brillant et est très résistant.